
La mouche, un choix simple et compliqué…
Rivière San Juan, Nouveau-Mexique, USA
(Photo Thierry Willems)
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Pour pêcher à la mouche, il faut au minimum une canne, un moulinet, du backing, une soie, un bas de ligne et une mouche artificielle. Le choix de la mouche de pêche est à la fois une des choses les plus simples et les plus compliquées.Le choix de la mouche
C’est simple parce qu’en fonction du lieu de pêche et de la saison, le nombre d’espèces que les poissons convoités sont susceptibles de prendre est limité.
C’est compliqué parce qu’il existe des quantités d’imitations pour chaque espèce, le tout décliné en plusieurs tailles. Et les choses se compliquent encore quand on abandonne la pêche en surface. En effet, quand on pêche à la mouche sèche, on peut souvent voir les insectes que prennent les poissons, ce qui permet de choisir dans sa boîte sinon une imitation exacte, du moins une mouche s’en approchant de par la couleur et la taille. Quand on pêche sous l’eau, au mieux on voit le poisson quand l’eau est claire, au pire on ne voit rien du tout. Quand on voit le poisson, on peut imaginer son menu à son comportement. Quand on ne voit rien, on est obligé de supposer.
Aller aux renseignements, quand c’est possible, permet de gagner beaucoup de temps. Ces renseignements, on peut les obtenir des pêcheurs locaux ou du détaillant en articles de pêche, s’il y en a un qui vend du matériel de pêche à la mouche. Même s’il n’est pas spécialisé, il y a de fortes chances pour que les mouches qu’il vend, soient celles qui fonctionnent dans le coin. Et si certains modèles manquent, c’est peut-être bien que ce sont les mouches qui marchent le mieux.
Ces renseignements on les obtient aussi, et encore plus vite et plus sûrement, des guides de pêche. En effet, ce sont des personnes qui connaissent bien les lieux de pêche, et les mouches qu’il faut en fonction de la saison et du moment de la journée. Quand je suis allé pour la première fois sur la San Juan, au Nouveau Mexique, j’étais tout seul. J’ai immédiatement pris un guide de pêche pour une journée. A 250 dollars la journée, je me voyais mal prendre un guide pour la semaine… Mais ces 250 dollars dépensés en tout début de séjour ont assuré le succès de toute ma semaine de pêche. J’ai immédiatement appris comment on pêchait localement, où et avec quelles mouches. Bien sûr, la pêche avec un guide est bien plus facile, et on ne peut pas tout apprendre en une seule journée. Mais c’est d’une très grande utilité de prendre un guide au moins une journée en début de séjour, surtout quand on est tout seul et que l’on ne connaît pas les lieux de pêche.
Des mouches artificielles, il en existe des milliers, et encore, je suis sûr que je suis modeste. Car on peut dire que chaque monteur apporte sa petite touche personnelle, qui fait des ses mouches des modèles uniques. Bon, il ne faut pas pousser les choses trop loin. Un bon monteur, ce n’est pas seulement celui qui va personnaliser ses mouches, c’est aussi celui qui va savoir reproduire à l’identique chacune de ses mouches. En effet, quand on trouve un modèle qui marche, il est indispensable de savoir refaire ce modèle à l’identique pour le cas où on le perdrait, ce qui, avec le temps, est malheureusement inéluctable.
Les mouches de pêche TURRALL
TURRALL est une société qui est depuis fort longtemps spécialisée dans le montage des mouches artificielles, ainsi que dans les outils et le matériel de montage, encore appelé “Fly Tying”. Je travaille pour TURRALL depuis le début des années 90, et si je n’avais pas encore mis ses produits sur mon site, c’était faute d’éléments (photos) et de temps.
Pour des raisons de coût et de stockage, toutes les mouches Turrall sont stockées en vrac en Angleterre. Elles sont conditionnées en fonction des commandes. Prévoyez donc un délai de deux à trois semaines quand vous passez une commande, temps nécessaire à la préparation et à l’acheminement vers la France. Cette petite attente est compensée par des mouches de qualité proposées à des prix très intéressants.
Monter ses mouches n’est pas à la portée de tout le monde. Certains modèles sont plus difficiles que les mouches TURRALL sont d’excellente qualité. Même si je monte mes mouches moi-même, je n'en ai pas toujours le temps, ce qui fait qu'il m'arrive d'utiliser des mouches TURRALL : elles prennent du poisson et je les ai trouvées solides, ce qui n’est pas toujours le cas des mouches artificielles du commerce, surtout quand elles sont bon marché. Les mouches de pêche TURRALL ne sont ni les moins chères ni les plus chères. Elles offrent simplement un excellent rapport qualité-prix et un vaste choix qui devrait vous suffire à attraper des poissons partout dans le monde et notamment en France.
Des mouches par 3
Ces mouches, je vous les propose par 3. Pourquoi pas à l’unité ? Pour vous les proposer au meilleur prix. Et parce qu’acheter des mouches artificielles à l’unité ne rime à rien. Une mouche artificielle n’est pas une chose éternelle. Tous les pêcheurs à la mouche le savent, on perd des mouches dans les arbres, on casse des hameçons sur des rochers. Les poissons eux-mêmes abîment les mouches avec leurs dents. Et je ne parle pas des pinces parfois nécessaires pour ôter la mouche de la gueule d’un poisson. Bref, quand on pêche à la mouche, on a besoin de mouches. Trois mouches par modèle et par taille, c'est un minimum pour pêcher la journée. Personnellement, je ne m’en irais jamais à la pêche sans avoir au moins une demi-douzaine de mouches au modèle et à la taille dans ma boîte à mouches. Et je ne parle pas de voyages de pêche : quand je voyage, j’emporte toujours mon matériel de montage, car je n'ai jamais assez de mouches pour tenir ne serait-ce qu'une semaine…
 Quelques mouches pour pêcher la truite de mer sur le Rio Gallegos, Patagonie, Argentine
(Photo Klaus Frimor)
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