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Thierry Willems aux prises avec une truite de mer.
Equipement : canne à mouche LOOP Opti Stream 9'6 pour soie de 7,
soie LOOP Multi WF7 à tête intermédiaire, moulinet LOOP Opti Dryfly,
blouson de wading LOOP Opti, chaussures de wading LOOP Outdoor, waders LOOP… anciens.
Rio Gallegos, Patagonie, Argentine
(Photo Claudio N. Martin)
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Prenez la photo du poisson…
Rio Gallegos, Patagonie, Argentine
(Photo Claudio N. Martin)
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Décrochez-le…
Rio Gallegos, Patagonie, Argentine
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Et relâchez-le !
Rio Gallegos, Patagonie, Argentine
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Je viens de découvrir votre site qui est très complet et intéressant.
Je souhaiterais un conseil pour l'acquisition d'une nouvelle canne à mouche.
Cette année fut ma première de pêche à la mouche. J'en suis très satisfait. Je suis donc encore débutant en la matière. Aussi, vous serait-il possible de me fournir un conseil pour une nouvelle canne, pour un budget raisonnable (aux alentours de 150/200 euros), et qui corresponde à un profil de "quasi" débutant. Chaque marque propose une gamme de canne pour débutant mais il est difficile de s'y retrouver.
On m'a conseillé par exemple Sage Launch 9' #5 ou Orvis Streamline, ou encore VISION III ZONE, 9' # 4.
Je vous remercie pour votre conseil.
Dorian D.
Je comprends votre difficulté, pour être passé par là. Le choix d'une nouvelle canne à mouche n'est pas simple. Il est déjà remarquable que vous ayez passé le cap de la première année : certains n’arrivent jamais à débuter, à apprendre à lancer avec une canne à mouche.
L'achat du premier équipement mouche
Quand on débute la pêche à la mouche, il est fréquent que l’on soit déjà pêcheur à autre chose, au lancer par exemple. On connaît le prix du matériel dans le type de pêche que l’on pratique, et l’on est désorienté quand il s’agit d’essayer la pêche à la mouche. On est surpris par le prix des cannes qui varie d’une centaine d’euros à près d’un millier ! On est complètement déboussolé par les moulinets dont le prix varie lui aussi grandement, et dont on découvre qu’ils peuvent être manuels, automatiques ou semi-automatiques, verticaux ou horizontaux. Et quand on croit qu’on en a fini, on découvre le prix de la soie à mouche, que l’on trouve incroyablement cher pour une ligne de même pas 30 mètres : c’est hors de prix par rapport à une bobine de 100 mètres de nylon ! Alors, on se ravise et on se fixe un budget global qui se fait au détriment de la canne ou de la soie, quand ce n’est pas des deux. Et l’on se retrouve souvent à galérer avec une canne qui ne va pas, et une soie qui va encore moins, au point que l’on ne parvient à rien, et surtout pas à débuter.
Le premier équipement mouche est déterminant !
Pour les revendeurs spécialisés comme moi, qui n’ont rien d’autre à vendre que du matériel de pêche à la mouche, un débutant qui ne parvient pas à débuter, c’est une double catastrophe. C’est une catastrophe, bien sûr, parce que c’est un client potentiel de perdu. Mais pour les passionnés de pêche à la mouche comme moi, il y a encore pire, et c’est cette seconde catastrophe : c’est aussi un pêcheur à la mouche de moins au bord de l’eau, donc vraisemblablement un pêcheur de plus au lancer ou aux appâts naturels.
Ne comprenez pas mal ce que je dis : je n’ai rien contre les pêcheurs qui ne pêchent pas à la mouche ; mais je suis contre les modes de pêche qui mettent à mal, voire en danger, des poissons “sportifs”. Pourquoi croyez-vous que j’aille pêcher à l’étranger ? Pour voir du pays ? Par besoin d’aller voir ailleurs comment c’est ? Non. Parce qu’à l’étranger je sais que je vais trouver des poissons plus gros et en plus grand nombre. Pourquoi ? Parce que là où je vais, la pêche à la mouche est le mode de pêche normal, quand il n’est pas le seul autorisé. Quelle importance ? Eh bien, quand on pêche à la mouche, on est déjà à peu près sûr que le poisson ne va pas avaler notre appât : le poisson est souvent piqué au bord des lèvres ; ça permet de le décrocher plus facilement et de le remettre à l’eau dans de bonnes conditions quand on ne souhaite pas le conserver. Remettre à l’eau les poissons qu’on capture : voilà bien la caractéristique de la pêche à la mouche, ce qui la différencie souvent des autres modes de pêche. Et c’est pour ça que partout où la pêche à la mouche est le seul mode de pêche autorisé, il y a plus de poissons, et des poissons plus gros : on n’a encore jamais vu des poissons grossir et se multiplier une fois morts et passés à la casserole ! Et à chaque fois que je fais une belle pêche, que j’attrape, par exemple, une belle truite, je ne peux m’empêcher d’avoir une pensée pour ce ou ces pêcheurs qui, avant moi, ont attrapé ce poisson et l’ont remis délicatement à l’eau : ils m’ont permis de l’attraper moi aussi, sans doute un peu plus gros, et de m’amuser à mon tour. Je les en remercie et si cette truite n’est pas abîmée, c’est avec plaisir que je la remets à l’eau avec l’espoir qu’elle se reproduira et qu’elle reprendra un jour, plus grosse encore, ma mouche ou celle d’un autre pêcheur afin de contribuer à assurer une autre bonne journée de pêche. Mais je m’égare…
Chez LOOP, tout le monde pêche à la mouche
Chez LOOP, tout le personnel pêche à la mouche. Même la plupart des femmes qui s’occupent du secrétariat et de la comptabilité s’y sont mises ! Les hommes, eux, sont tous des passionnés. C’est pour ça qu’ils travaillent chez LOOP. Alors, tout le matériel que LOOP propose, est utilisé, dûment testé. Les gens de chez LOOP ressentent tellement comme un échec un débutant qui abandonne la pêche à la mouche, qu’en Scandinavie, ils ont des instructeurs qui sillonnent le pays pour apprendre aux autres à lancer ou à corriger leurs défauts : ce sont les “Casting Clinics”. Alors, le matériel LOOP, vous pouvez l’acheter les yeux fermés : c’est du bon matériel. Bien entendu, dans les cannes, il y a les premiers prix et il y a les cannes plus haut de gamme.
Le choix d'une nouvelle canne à mouche
Mais, comme vous le dites, comment s’y retrouver ? Comment s’y retrouver chez LOOP, mais aussi dans les autres marques, notamment celles que vous citez ?
Il ne m’est pas possible de vous renseigner sur les autres marques, sur les marques que je ne vends pas. Ce n’est pas que je ne les connais pas, mais qu’il m’est délicat de dire ce que j’en pense alors que je ne les vends pas, alors que je vends une marque concurrente, et alors que ceux qui les vendent sont aussi des clients potentiels pour moi. C’est à ceux qui vendent ces autres marques de vous renseigner dessus. Evidemment, pour m’être moi aussi rendu sur les sites Internet qui les vendent, j’ai bien du mal à me faire une idée sur les qualités de ces cannes.
Pour commencer, il n’y a pas toujours beaucoup de renseignements. C’est logique. Dans la plupart des cas, les gens ne font pas leur site Internet eux-mêmes : ils le font faire. Et ceux qui font les sites Internet, ne sont pas tous des pêcheurs à la mouche… Souvent, par commodité, ces sites sont réalisés à partir d’une base de données dans laquelle chaque article est une cellule dans laquelle on dispose d’un espace déterminé et restreint pour décrire le produit. Pas question de trop s’étendre sur la question ! D’autant que s’étendre, ça coûte cher. Imaginez le temps que j’ai pu passer à faire mon site Internet : je n’en ai moi-même pas la moindre idée ! Imaginez que je doive payer quelqu’un pour écrire ce que j’ai dans la tête, pour faire les photos, pour réaliser les pages : si je ne faisais pas mon site par moi-même, ça me coûterait une fortune. Impossible !
Ensuite, toutes les séries de cannes semblent être bonnes. Elles semblent se valoir, alors qu’elles ne valent pas du tout le même prix ! Comment s’y retrouver ? La responsabilité de ce problème vient sans doute des fabricants eux-mêmes, qui ne donnent pas toutes les explications voulues sur leurs cannes, leurs séries de cannes et leurs raisons d’être. C’est comme si les fabricants avaient besoin de couvrir tous les besoins. Vous voulez une canne pas chère : on vous la fait ! Vous voulez une canne rapide : on vous la fait ! Vous voulez une canne comme ceci, ou comme cela : on vous la fait ! Où est la cohérence dans tout ça ?
Alors, pour vous aider à vous y retrouver, certains émettent un conseil : “Essayez avant d’acheter !”. Ça, c’est une idée qui est brillante ! Vous débutez à la mouche ? Essayez la canne pour déterminer celle avec laquelle vous lancez le mieux… Mais vous ne savez pas lancer : vous êtes débutant ! Comment se faire une idée sur une canne alors qu’on ne sait pas lancer ? Demander conseil aux copains. Et eux, ils savent lancer ? Ce n’est pas parce qu’on tchatche à longueur de soirée sur les forums Internet, qu’on est un expert. Je lis parfois des conseils, proférés par certains comme parole d’évangile, qui me laissent dubitatifs. Demander conseil au vendeur ? Vérifiez d’abord que c’est bien un pêcheur à la mouche, qu’il sait de quoi il parle : ce n’est pas toujours le cas. Et assurez-vous qu’il n’essaie pas de vendre ce qui lui reste en stock : certains ne conseillent pas le même matériel en fin de saison qu’au début de l’année…
Chez LOOP, choisir une nouvelle canne à mouche est simple
Et chez LOOP alors ? Eh bien, c’est assez simple. C’est d’ailleurs devenu beaucoup plus simple depuis que LOOP s’est distingué, en cessant de faire un peu comme les autres, en cessant de multiplier les gammes sans qu’on comprenne bien pourquoi.
A la base, chez LOOP, il y a un principe : la vitesse est l’ennemie du pêcheur à la mouche. Ce qui n’empêche pas LOOP d’avoir des cannes rapides, voire très rapides. Il faut donc comprendre ce que cela veut dire.
Quand on débute, on a besoin de se rendre compte de ce qui se passe, de ce que l’on fait, et de ce qui se passe quand on fait telle ou telle chose. Pour pouvoir se rendre compte, il faut du temps. Il faut que la canne laisse au pêcheur le temps de se rendre compte. L’ennemi du débutant, c’est donc la vitesse. On sait très bien que le grand défaut de tout débutant à la mouche est de vouloir, inconsciemment, aller trop vite. Pêcheur au lancer, le débutant à la mouche a du mal à comprendre qu’en appuyant son lancer, la mouche ne parte pas mieux et plus loin, comme c’est souvent le cas quand on pêche au lancer avec un moulinet à tambour fixe avec un tambour tournant, c’est autre chose… Il faut que le débutant comprenne que ce qu’il a entre les mains se compare à un fouet, qu’il faut laisser le temps à la soie de se déployer en arrière avant de relancer en avant, et qu’il faut d’autant plus de temps qu’il y a de longueur de soie dehors. C’est facile à comprendre, beaucoup moins facile à mettre en pratique. Comment savoir quand il faut relancer en avant ? C’est simple. Quand la soie est bien déployée en arrière, on la sent tirer sur la canne : c’est alors qu’il faut relancer en avant. On ressent bien mieux la soie tirer sur la canne avec une canne lente qu’avec une canne rapide.
Il ne faut toutefois pas confondre canne lente et canne molle : ça n’a rien à voir. Une canne molle, ça ne vaut rien parce que ça n’a pas de puissance et parce que ça vibre souvent beaucoup. Une canne souple, en revanche, peut avoir de la puissance : témoin, la série LOOP Yellow Line. Mais une canne n’a pas besoin d’être particulièrement souple pour être lente. C’est juste une question de profil du blank et de matériau utilisé. A noter que l’on peut parfaitement lancer loin, c'est-à-dire atteindre la fin de la soie, avec une canne lente. Il n’y a que lorsqu’il y a beaucoup de vent que la vitesse associée à une bonne technique, peut permettre de lancer plus facilement loin.
LOOP a donc réalisé une série évolutive de cannes à mouche, pour accompagner les progrès du pêcheur à la mouche.
Ensemble prêt à pêcher LOOP Adventure
A la base, on trouve l’ensemble prêt à pêcher LOOP Adventure. La canne, c’est la LOOP Adventure II. LOOP ne vend plus cette canne seule. C’est commercialement dommage, à mon avis, car ça prive LOOP d’une canne premier prix très compétitive par rapport à l’offre de la concurrence. C’est techniquement très compréhensible. La série LOOP Adventure II, LOOP l’a conçue pour les débutants. Or, quand on débute, on n’a pas plus de moulinet et de soie, que de canne : on a besoin de tout. En laissant le débutant, ou le revendeur, composer l’équipement de base, le risque est de mal associer la canne et la soie. En effet, la meilleure des cannes à mouche ne vaut strictement rien si elle n’est pas associée à la soie qui va avec. Je rappelle que la soie est le poids qui permet de lancer la mouche. Le poids de la soie est identifié par un numéro, lequel est reporté sur la canne à mouche. Les fabricants ayant des tolérances plus ou moins grandes quant au poids de leurs soies (système AFTMA), il est souvent difficile de s’y retrouver, et les forums Internet en attestent : “Quelle soie pour quelle canne ?” est une question récurrente. Alors LOOP a trouvé qu’il fallait faciliter la tâche du débutant en s’assurant qu’il n’allait pas se tromper dès le début, ce qui risquait de le détourner de la pêche à la mouche et le cantonner à vie à la pêche au lancer ou aux appâts naturels : qu’il fallait vendre la soie avec la canne. Et comme le pêcheur a aussi besoin d’un moulinet pour mettre sa soie dessus, et qu’il est souvent fâché avec les nœuds, LOOP a trouvé plus simple et plus judicieux de vendre cette canne LOOP Adventure II sous la forme d’un ensemble cohérent, pas cher et prêt à pêcher : ils ont même ajouté le backing sous la soie, et le bas de ligne au bout de la soie. Il n’y a plus qu’à mettre la mouche au bout, pour commencer à pêcher !
Cet ensemble LOOP Adventure est très performant. Certains pêcheurs très expérimentés s’en contentent même, car c’est un ensemble vraiment pas cher pour ce que c’est. Toutes les cannes de ces ensembles sont des 9’, car 9’ (ou 2.70m), c’est la longueur la plus passe-partout qui soit, et la longueur recommandée pour apprendre à lancer : c’est un bon compromis. C’est le meilleur achat que l’on puisse suggérer à quelqu’un qui souhaite débuter la pêche à la mouche, ou qui souhaite faire un très beau cadeau à un débutant.
Cannes à mouche LOOP Adventure G3
Ensuite, on trouve la série de cannes à mouche LOOP Adventure G3. Ce sont des cannes un peu plus rapides, mais pas trop, déclinées en davantage de modèles, de longueur variant de 9 à 10’ (cannes à une main), correspondant aux attentes d’une large majorité de pêcheurs. Ce sont d’excellentes cannes, pas très rapides, à un prix défiant toute concurrence. Encore une fois, des pêcheurs très expérimentés s’en contentent : ils trouvent là de très bonnes cannes pas chères, excellentes comme deuxième canne ou comme cannes pas chères pour les pêches que l’on pratique moins. Par exemple, quelqu’un qui ne pêche qu’occasionnellement en réservoir, n’a pas forcément envie de consacrer autant d’argent à ce genre de canne : la LOOP Adventure G3 le comblera avec une 9’ pour soie de 6 (nymphe, mini-streamer), et une 9’6 et une 10’ pour soie de 7 (gros streamer pour la truite). Même chose pour le pêcheur occasionnel de truite de mer ou de saumon. Et inversement, pour le pêcheur occasionnel en rivière, ou le pêcheur de truite occasionnel, même si ça doit être plus rare.
Cannes à mouche LOOP Multi
Au-dessus, se trouve la série de cannes à mouche LOOP Multi. Ce ne sont pas des cannes très rapides non plus. Ce sont des cannes que LOOP a développées à partir de l’ancienne série haut de gamme LOOP Grey Line, sans que ce soit pour autant les mêmes cannes. Ce sont simplement des cannes haut de gamme, agréables et faciles à utiliser, qui permettent de lancer sans effort. Ce sont des cannes haut de gamme, passe-partout, proposées à un prix très attractif.
Cannes à mouche LOOP Opti
Mais le haut de gamme chez LOOP, s’appelle désormais Opti. Ce sont des cannes qui, comme leur nom l’indique, ont été optimisées en fonction du type de pêche que l’on pratique : Opti Stream pour la rivière, Opti Stillwater pour le réservoir, Opti Nymph pour la pêche à la nymphe, etc. Chaque série de canne a une action spécifique facilitant la pêche dans ces situations particulières. Rapides, ce ne sont pas des cannes que je conseillerais à des débutants. Pour les autres, en revanche, ce sont des cannes époustouflantes.
Choisir la bonne soie à mouche
Un dernier conseil, même si j’en ai déjà parlé plus haut. Ça ne sert à rien d’acheter une meilleure canne à mouche si l’on ne met pas une bonne soie dessus, et du numéro correspondant bien à la puissance de la canne. Avec LOOP, c’est très simple : la soie qui va le mieux sur une canne LOOP, est une soie LOOP qui porte le même numéro que celui qui est inscrit sur la canne. Et pour la soie, optez pour : la soie LOOP Opti Stream si vous pêchez dans des endroits encombrés où vous n’avez pas beaucoup de recul pour lancer et, donc, besoin d’une soie qui charge vite la canne ; la soie LOOP Opti Stillwater quand vous avez de la place en arrière pour lancer et/ou besoin d’une soie au poser très délicat ; la soie LOOP Multi quand vous pêchez tantôt ici, tantôt là, et que vous ne voulez pas investir dans deux soies plus optimisées.
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Leif Areskog et Diego A. Coscia, dit Pollo, avec une jolie truite de mer.
N'a-t-elle pas été déjà prise et relâchée avant ?
Rio Gallegos, Patagonie, Argentine
(Photo Thierry Willems)
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