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Victor Dimino en train de pêcher à la mouche sèche
Canne à mouche Loop Yellow Line 8'8 soie de 4, soie Loop Opti Stream WF4F Rivière San Juan, Nouveau-Mexique, USA
(Photo Thierry Willems)
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Victor Dimino amenant à l'épuisette une truite prise en sèche
Canne à mouche Loop Yellow Line 8'8 soie de 4, soie Loop Opti Stream WF4F
Rivière San Juan, Nouveau-Mexique, USA
(Photo Thierry Willems)
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Je suis à la recherche d’une meilleure canne à mouche que celle que je possède. J’ai découvert votre site et je suis intéressé par les cannes Loop. Mais des pêcheurs me les ont déconseillées. Ils me disent que les cannes à mouche Loop ne sont pas appropriées à nos eaux, et qu’il ne faut pas en acheter parce qu’elles ne sont pas garanties, contrairement à la plupart des autres marques. Sur les forums, j’ai trouvé des avis partagés. Ayant lu attentivement votre site, ainsi que les commentaires laissés par certains de vos clients, et ayant vérifié par moi-même des choses que vous avez dites, j’ai tendance à vous faire confiance. C’est pourquoi je vous demande malgré tout votre avis : que pensez-vous vraiment des cannes Loop ?
Alain B.
Aïe, aïe, aïe, seul contre tous, ou presque… C’est le genre de défi qui me plaît, je ne vous le cache pas. Il y a dans votre demande, plusieurs questions : l’une concerne le fait de savoir si les cannes Loop sont adaptées aux eaux françaises, une autre concerne la garantie des cannes Loop face aux concurrents, la dernière concerne l’avis des pêcheurs.
Les cannes Loop et les eaux françaises
Les Français me font parfois sourire. Quand je dis ça, je devrais me sentir visé, car je suis moi-même Français. Mais, comme mon nom l’indique, je suis d’origine belge, et même hollandaise en remontant plus loin du côté de mon père. Et j’ai une cousine qui s’est mariée avec un Allemand et qui vit en Allemagne. Une tante qui s’est mariée avec un Espagnol et qui vit en Espagne. Et mon frère qui s’est marié avec une Américaine et qui vit en Angleterre.
Alors oui, même si je suis Français et si je me sens Français, j’ai, peut-être en raison de tout cela, de temps en temps une perception différente des choses. De par mes origines, ma famille et mes voyages, je me suis en tout cas rendu compte d’une chose : que les gens et les poissons étaient bien, partout, les mêmes. Certes, il y a des différences de culture, de mode de vie, de pensée. Il y a aussi un traitement de l’information qui est différent. Mais une chose est sure : je ne crois pas du tout à cette exception française dont on nous rabat les oreilles par moment. Car à la base, les gens et les poissons sont partout semblables.
De ce fait, quand on me dit que les cannes Loop ne sont pas adaptées aux eaux françaises, je demande ce que les eaux françaises ont de si particulier qu’elles seraient différentes de celles de Suède. N’en croyez rien, elles sont semblables. Celles de Suède sont plus poissonneuses sans doute, mais si nos eaux le sont moins, c’est de notre faute. En aucun cas, il ne s'agit d'une exception française qui s'abattrait sur nous comme une fatalité ou une calamité parmi d'autres.
Bien sûr, les poissons peuvent avoir un comportement particulier ici ou là. Mais mon expérience me dit que cela est vrai sur chaque rivière. La Bresle coule à quelques centaines de mètres d’où j’écris ces quelques mots. C’est une rivière à truite, truite de mer et saumon, comme à peu près tous les fleuves côtiers de la Manche. A 10km d’ici, il y a une autre rivière qui s’appelle l’Yères. Et bien, quand on passe de l’Yères à la Bresle, il est nécessaire de s’adapter : les mouches ne sont pas tout à fait les mêmes, les saisons diffèrent un peu.
Quand je regarde la gamme des cannes Loop, je trouve des cannes allant de 8’ pour soie de 2, à 17’ pour soie de 11. L’éventail est large, mais adapté aux eaux françaises. Les 9’ pour soie de 5, très polyvalentes, se vendent le plus en France : Loop en propose 8 modèles. Ça n’est pas assez ? Pour les amateurs de finesse, Loop propose des 8'2 et des 8'8 pour soie de 2, 3 ou 4 qui sont sensationnelles. Pour les petits cours d’eau, Loop a une 8' et une 8'2 pour soie de 2 qui sont très discrète. Pour la pêche en eau rapide, la 11’ pour soie de 3 fait merveille. Pour la pêche en réservoir, entre les 9’, 9’3, 9’6 et 10’ pour soie de 6 ou 7, il n’y a que l’embarras du choix. Pour la truite de mer, c’est pareil. Pour le saumon, en plus des cannes à une main, Loop propose la plus belle gamme de cannes à deux mains qu’on puisse imaginer, et elles fonctionnent à merveille en France, que ce soit en Bretagne ou sur le Gave. Pour la pêche en mer, Loop a encore tout ce qu’il faut pour pêcher le long des côtes françaises, que ce soit celles de la métropole, de la Guadeloupe ou d’ailleurs. Pour voyager, Loop fabrique la plupart de ses cannes en 4 brins. Pour ceux qui pêchent en mer, Loop propose même toute une série de cannes en 5 brins, très pratiques pour loger dans à peu près n'importe quel sac de voyage. Et même pour apprendre plus facilement à pêcher à la mouche, Loop a sorti une série de cannes parfaitement adaptées aux eaux françaises : ce sont d’ailleurs les meilleures cannes à mouche qui soient pour le prix. A propos de prix, d'ailleurs, de l'Adventure G3 à la Göran Andersson Signature Series, il y en a pour toutes les bourses.
Je ne vois dans tout cela que des cannes parfaitement adaptées aux eaux françaises, et pas seulement qu’aux eaux françaises.
La garantie des cannes Loop face à la concurrence
Là, je n’ai pas peur de le dire, la garantie des cannes Loop est l’une des meilleures, si ce n’est la meilleure. Regardez.
- Toutes les cannes Loop Göran Andersson Signature Series, Loop Opti, Loop Classic Spey et Loop Multi sont garanties tous risques la première année. Là où d’autres font payer des frais de port ou de dossier, Loop ne fait rien payer du tout. Il faut bien sûr que vous retourniez la canne là où vous l’avez achetée, ou à moi, mais cela ne vous coûte qu’une dizaine d’euros si vous êtes en France. Ensuite, c’est gratuit.
- Au-delà de la première année, toutes ces cannes Loop sont garanties pendant encore 24 ans contre tout défaut de fabrication. Ok, il ne faut pas s’attendre à des miracles : une canne qui casse après plus d’un an, c’est très rarement à cause d’un défaut de fabrication. Quand une canne a un défaut, elle casse tout de suite, disons dans les premières heures d’utilisation.
- Mais ce n’est pas grave. Car en marge de cette garantie, Loop a mis en place le Loop X-Press Service. Moyennant la somme forfaitaire de 55 euros pour un élément de canne, 40 pour un élément de blank, pendant 25 ans et quelle que soit la cause de la casse, cet élément vous est remplacé et envoyé directement par Loop. Et ce service est extrêmement rapide : comptez une huitaine de jours entre le moment où vous envoyez l’élément cassé (dans la pratique, l’emmanchement du scion ou du talon, les deux emmanchements pour un brin intermédiaire, coupés à environ 8cm) et le moment où vous recevez le nouvel élément en remplacement.
Ce service Loop coûte 55 euros, c'est-à-dire à peu près ce que les autres vous réclament, dans le cadre de leur garantie, pour frais de port ou de dossier. Pas de quoi hurler donc. Reste à savoir si les autres sont aussi rapides…
Et que se passe-t-il si Loop ne peut pas remplacer l’élément cassé ? Bien que cela ne se soit pas produit, Loop s’engage à envoyer une canne neuve au moins équivalente à la canne cassée ! Quoi de mieux ?
- Les cannes de la série Adventure G3, ainsi que celles des ensembles prêts à pêcher Loop Adventure, quant à elles, sont simplement garanties un an contre tout défaut de fabrication. C’est aussi pour ça qu’elles sont moins chères. Et quelle importance ? Une canne qui présente un défaut casse tout de suite : garantie. Au-delà, un élément cassé de canne Loop Adventure vous sera facturé 40 euros, port compris : ce n’est pas la mer à boire.
- Autre chose : la garantie Loop et le service X-Press qui la complète, ne sont pas limités au premier acheteur, comme c’est le cas de certaines autres marques. La garantie Loop porte sur la canne, pas sur le premier acheteur. Vous pouvez donc acheter en toute confiance une canne Loop d’occasion, la garantie et le service Loop X-Press vous seront transmis. Quand je vous disais que la garantie Loop est l’une des meilleures…
Moi, je crois même que c’est la meilleure des garanties. En effet, comme la garantie est quelque part limitée, le prix de la garantie n’est pas surfacturé lors de l’achat de la canne. Quand on achète une canne Loop, on paie la canne, et pas une assurance contre les négligences des autres pêcheurs. Et les choses sont claires : vous ne découvrez pas, après achat et casse, que si votre canne est bien garantie, c’est néanmoins moyennant des frais de port ou de dossier dont on ne vous aurait pas bien parlé lors de l’achat. Il n’y a pas non plus de risque de voir Loop mettre la clé sous la porte parce que le nombre de cannes retournées deviendrait trop important par rapport au nombre de nouvelles cannes vendues. Enfin et surtout, chez Loop, c’est la canne qui est garantie, pas seulement le premier acheteur. C’est bien quand on veut revendre une canne. C’est bien aussi quand on achète une canne Loop d’occasion.
L’avis des pêcheurs
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Victor Dimino toujours heureux après la capture d'une truite
Rivière San Juan, Nouveau-Mexique, USA
(Photo Thierry Willems)
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 Après la photo, n'oubliez pas de remettre délicatement la truite à l'eau,
comme ici Victor Dimino. Rivière San Juan, Nouveau-Mexique, USA
(Photo Thierry Willems)
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Je me garderai bien de critiquer l’avis des pêcheurs. Je le sollicite d’ailleurs moi-même sur mon site en offrant un coupon de remise 15% à qui me laissera un avis sur les cannes, les soies et les moulinets Loop. Et croyez-moi, les avis comptent et les suggestions sont transmises à Loop afin qu’il en soit éventuellement tenu compte dans l’amélioration des produits. Je ne regrette qu’une chose : c’est d’avoir si peu d’avis. Pourtant, il m’a été reproché de les acheter en offrant un coupon de remise, ce qui jetterait un doute sur la véracité des témoignages… Comme quoi il y en a qui, même quand ils n’ont rien à dire, le disent ! Et sans se faire payer… Bon, je trouve cela normal car, en règle générale, il n’y a que ceux qui sont mécontents qui le disent. Ceux qui sont contents ne disent rien : ils trouvent sans doute ça normal.
Toutefois, parmi ceux qui donnent leur avis, il est nécessaire de faire le tri. Je ne veux pas dire par cela qu’il y a les bons avis qu’il faut retenir, et les mauvais qu’il faut rejeter. Non, bien sûr. Mais il y a les avis circonstanciés, et ceux qui ne le sont pas.
Par exemple, lorsque quelqu’un dit que les cannes Loop ne sont pas appropriées aux eaux françaises, il serait intéressant de dire pourquoi, et quelles sont les marques appropriées. On trouverait alors un terrain de discussion.
Et il y a aussi les affirmations hâtives, voire fausses, comme dire que les cannes Loop ne sont pas garanties, alors que, comme nous venons de le voir, elles le sont, mais différemment.
Bien sûr, quand on est à la recherche d’informations, les forums sont une source possible. Ne vous en faites pas, j’en fais autant quand je suis tenté par quelque chose. Par exemple, j’ai envie d’apprendre à parler espagnol. Eh oui, j’ai beau avoir un cousin et des petites cousines espagnoles, je ne comprends pas un mot d’espagnol. Alors j’ai cherché une méthode pour apprendre par moi-même, et j’ai voulu savoir si d’autres avaient eu la même idée que moi, et quels étaient leurs avis. Et j’ai risqué 65.55 euros sur une méthode dont j’ai lu du bien. Il parait qu’en 6 mois on peut arriver à se débrouiller. Je compte retourner en Argentine l’hiver prochain, je verrai alors comment je m’en sors et si je me suis fait avoir. Si ça marche, je vous dirai le nom de la méthode, promis, juré. Ne riez pas, je suis comme ça, j’ai l’habitude de me débrouiller tout seul. Prenez mon site Internet : je n’y connaissais rien et j’ai pourtant tout fait tout seul en lisant des livres, les manuels des logiciels et des articles parus dans la presse et sur Internet. Bon, il est possible de mieux faire au niveau du contenant, de la présentation, mais j’ai toujours préféré le contenu d’un livre à sa couverture…
Il faut simplement se garder de prendre tout ce qui se dit sur les forums pour parole d’Evangile. On ne sait pas qui est derrière celui qui a écrit. Est-ce un pêcheur chevronné, ou un débutant ? Cela peut se voir si celui qui écrit donne des explications, et que l’on connaît soi-même un tant soit peu le sujet. Mais s’il balance des affirmations du genre “les cannes machins sont de la daube”, ou “les soies trucs sont géniales” sans expliquer pourquoi, on est en droit de douter. Vous savez, il y en a qui après 3 mois de pêche, se sentent capables d’écrire des articles, voire un livre sur le sujet. Par ailleurs, il faut se méfier de ceux qui pourraient écrire pour faire marcher leur boutique ou celle d’un copain, ou au contraire pour nuire à telle ou telle marque dans le but d’en pousser une autre. Attention ! On peut très bien être intéressé et impartial, mais c’est sans doute plus difficile.
A qui se fier alors ? A ceux qui donnent des explications qui tiennent la route et auxquels les autres ne répondent pas, sauf peut-être par des railleries, voire des insultes. Si les opposants n’ont pas d’arguments, c’est probablement qu’ils ont tort.
Et moi ? Alors là, c’est simple. J’ai un site Internet sur lequel je présente les produits que je vends et j’essaie de donner des explications aussi objectives que possible. J’estime que c’est mon intérêt de ne pas induire les gens en erreur. En effet, comme je le disais plus haut, si les gens ne sont pas contents, ils le disent, et alors… Je dois donc tout faire pour bien décrire ce que j’ai à vendre, et pour donner de bons conseils. Mon avenir en dépend. Contrairement à la plupart, je ne peux pas me rabattre sur autre chose : je n’ai ni moulinets à lancer, ni flotteurs, ni chaussures de plage et encore moins des petits pois à vendre… La mouche, rien que la mouche.
Mais comment savoir si les gens sont contents ou non ? Est-ce que je laisse les mauvais avis être publiés sur mon site Internet ? Pas d’inquiétude, il existe les forums de discussion… A voir les coups de gueule qui y sont poussés de temps à autre, ça ne doit pas être difficile à trouver. En rédigeant ces lignes, je me suis posé la question… J’ai fait une recherche et j’ai trouvé par exemple ceci. Vous y verrez l’illustration de ce que je vous disais plus haut : un qui pose une question sur une canne Loop Yellow Line ; un qui s'empresse de répondre qu’il n’aime pas sa couleur, mais il laisse entendre qu’il n’a jamais essayé la canne ; et un dernier qui en possède une et qui dit ce qu’il en pense avec pas mal d’explications. Ce qui a d’ailleurs mis un terme à la discussion (plus d’arguments à opposer), laquelle date de janvier 2001.
Alors, vous allez peut-être vous demander pourquoi, avec des produits aussi formidables, on ne voit pas Loop dans tous les magasins de France. J’ai déjà eu l’occasion de m’expliquer sur cette question. Pour résumer, il y a plusieurs raisons.
Si l’on parvient à s’entendre sur la chose et sur le prix, il est souvent plus difficile de s’entendre sur les conditions de paiement. J’accordais autrefois des délais de paiement aux magasins. Mais les difficultés, voire les faillites de certains d’entre eux, entraînaient pour moi des difficultés financières et auraient pu m’entraîner dans une faillite à mon tour. J’ai donc dû prendre des mesures pour m’assurer de n’avoir plus d’impayé. Beaucoup de magasins ont alors choisi de ne plus travailler avec moi. Nombre d’entre eux ont depuis disparu ; je suis toujours là.
Certains refusent de travailler avec moi à cause de mon site Internet, par lequel vous pouvez acheter : cela les concurrencerait. Pouvais-je me contenter de ne vendre que les produits qu’ils acceptaient d’acheter ? Leur intérêt ne se portait que sur les moulinets Loop. Devais-je renoncer aux cannes et aux soies ? Aux mouches ? Et à tout le reste ?
Pourquoi ne veulent-ils pas du reste ? Question de demande, de débit, de marge bénéficiaire, que sais-je… La semaine dernière encore, un détaillant m’a dit ne pas vouloir vendre les cannes Loop Adventure et Black Line : elles sont trop bien pour le prix, il faudrait qu’elles soient plus chères… Que voulez-vous que je réponde ? Que ses clients vont probablement en grande surface chercher des cannes moins chères que ce qu’il accepte de leur vendre. Que ce faisant, il ne rend service à personne, si ce n’est à ses concurrents qui le font le plus souffrir… Qu’il ne se rend pas service à lui-même, car il perd des ventes. Qu’il ne rend pas service aux débutants et aux moins fortunés, lesquels se trouvent orientés vers des cannes moins bien avec lesquelles ils auront plus de mal à débuter à la mouche, quand ils n’y renonceront pas. Et qu’il ne rend pas service à ses clients qui aimeraient peut-être avoir de meilleures cannes moins chères pour des pêches pratiquées occasionnellement.
Même si c’est difficile, et je le comprends, il faut se garder de considérer que ce que la majorité a, est forcément mieux. Ou alors cela signifie que toute évolution est impossible, bloquée. Quand j’ai pris la distribution de Loop, personne n’en voulait, à commencer par les moulinets : “le concept Large Arbor, quelle fumisterie !” me disait-on. Il a fallu que je me rende à un salon à Paris, près d’un an après, et que je vende mes moulinets tout seul, personne ne voulant exposer avec moi, pour que les détaillants réagissent en voyant à quel point les pêcheurs à la mouche me suivaient sur ce terrain. Aujourd’hui, le concept Large Arbor est copié par tout le monde. Pour les cannes et les soies, c’est évidemment plus difficile, car la différence n’est pas aussi apparente : à ses débuts, un moulinet Loop ça se repérait à plus de 100 mètres. Une canne Loop, à moins qu’elle ne soit jaune, ou une soie Loop, ça passe inaperçu. C’est dommage, parce qu’il n’y a rien de mieux. Et il y en a beaucoup qui gagneraient facilement et presque instantanément ces quelques mètres qui leur manquent depuis toujours, si, au lieu de perdre leur temps à passer d'une canne à l'autre, ils s’offraient ne serait-ce qu’une soie Loop Multi…
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 Ou comme moi-même cette truite de mer Rio Gallegos, Patagonie, Argentine (Photo Juan Carlos Moreno)
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