|

Pollo essayant ma canne LOOP Opti Stream 9'6 soie de 7,
équipée d'une soie LOOP Multi WF7 à tête intermédiaire
et d'un moulinet LOOP Opti Dryfly.
Blouson de wading LOOP Opti Sympatex 3 couches, rouille.
Rio Gallegos, Patagonie, Argentine.
(Photo Thierry Willems)
Clic pour agrandir.
|
J'ai arrêté la pêche à la mouche il y a 4 ans (pratiquée pendant trois années) et je souhaite reprendre (réapprendre ?). N'ayant plus de matériel (canne cassée), je suis à la recherche d'un matériel de bonne qualité mais néanmoins pas trop technique pour une pêche en rivière (petite et moyenne) en sèche, puis nymphe par la suite, et à l'occasion en plan d'eau. Après avoir consulté votre site, particulièrement riche en informations et conseils, je me suis arrêté sur la gamme Black Line II (8'8 soie de 4 ou 9' soie de 5) qui me semble plus adaptée que les autres à mon niveau de pratique (Blue trop raide, Yellow très séduisante mais sans doute trop souple ou technique pour mon niveau).
J'hésite donc sur plusieurs modèles :
- une 8'8 soie de 4 (5 en AFTM ?) en 4 ou 5 brins (quelle différence d’action ?) qui me paraît très adaptée à ce que je recherche.
- une 9' soie de 5 (6 en AFTM ?) sans doute plus polyvalente (sèche, nymphe, streamers légers) mais plus fatigante (?) et qui me donnera moins de plaisir en sèche ?
- ou une nouveauté (G3 ou Multi mais je n'ai pas d'information sur le type d'action).
J'ai également repéré vos ensembles Black Line mais il n'y a pas d’informations sur les cannes (neuves, essai etc..) et je suis un peu réservé sur la transparence du moulinet CLWC proposé bien que plus léger que le noir : dégradation à terme (soleil) et impacts sur la soie ?
Je vous remercie pour l'attention que vous porterez à mes (trop !) nombreuses questions.
Merci pour vos conseils.
Fabrice B.
Votre message arrive pile-poil avec les nouvelles cannes à mouche LOOP. Et vous n’êtes pas le seul à vous poser toutes ces questions, que l’on peut résumer à cinq : la puissance de la canne ; la soie, la numérotation LOOP et le système AFTMA ; le type de canne ; le moulinet.
La puissance de la canne
La puissance de la canne dépend des lieux où vous allez pratiquer, des poissons recherchés et des modes de pêche.
Pour une pêche en mouche sèche en petite et moyenne rivière, la Black Line II en 8’8 pour soie de 4 est effectivement un très bon choix.
Cela dit, vous me dites ne pas vouloir vous cantonner à la pêche en mouche sèche en rivière, mais vouloir passer ensuite à la nymphe et à la pêche en réservoir. La 8’8 soie de 4 risque alors d’être à la peine. A la nymphe, passe encore, mais en réservoir, si vous pêchez du bord, cette canne ne sera vraiment pas adaptée. Vous êtes alors mieux à choisir une canne plus polyvalente, et en matière de polyvalence il n’y a rien de tel qu’une 9’ pour soie de 5. Une telle canne à mouche conviendra très bien pour pratiquer en sèche en rivière, elle sera à l’aise pour pêcher à la nymphe, et elle vous permettra de pêcher en réservoir, en sèche, en nymphe et même avec de petits streamers pas lestés. Même si la canne passe-partout pour le réservoir est plutôt une canne un peu plus longue et un peu plus puissante, une 9’6 pour soie de 6, les cannes pour soie de 7 étant plutôt à réserver à la pêche au streamer.
Vous hésitez entre les anciennes cannes LOOP Black Line II et les nouvelles cannes LOOP Adventure G3 ou Multi.
Je reviendrai plus bas sur les nouvelles cannes LOOP. Commençons par constater que les cannes LOOP Black Line II ne figurent plus au catalogue LOOP 2007 : leur fabrication a été arrêtée. Je le regrette car de telles cannes à ce prix-là, on ne pouvait pas trouver mieux, ni même l’équivalent ailleurs. Cela dit, cette évolution est logique.
Même si les cannes LOOP Black Line II étaient de très bonnes cannes à un prix imbattable, leur succès commercial fut mitigé. Elles n’étaient pas assez chères pour être crédibles ! Même chose pour les Adventure II. Explications.
Peu de pêcheurs sont de très bons lanceurs, beaucoup ne maîtrisent que très approximativement la technique du lancer. Souvent ils se cantonnent au coup droit. Beaucoup ont du mal avec la double traction. Et je ne parle pas du rouler… Mais cela semble leur suffire pour prendre du poisson. Disons que tout va bien tant que le poisson n’est pas trop loin et qu’il ne se trouve pas dans des endroits trop encombrés. Et les pêcheurs ont pris l’habitude de compenser leur manque de technique, qu’ils ignorent ou veulent ignorer, par des stratagèmes plus ou moins fumeux, comme celui qui consiste à souscharger la canne d’un numéro de soie.
Le poser est trop plaqué ? Plutôt que de corriger la façon de lancer, ou le bas de ligne (parce que ça se corrige ?), on prend une soie plus légère et le tour est joué. Enfin presque… Parce que si la soie se pose plus discrètement, c’est qu’elle plane en fait, en raison d’une canne trop puissante pour elle. Le poser est certes plus discret, mais le lancer devient fastidieux pour ne pas dire fatiguant, et le rouler impossible. Lancer loin devient beaucoup plus difficile, car la canne insuffisamment chargée délivre mal sa puissance. Il faut alors multiplier les faux lancers et sortir plus et plus de soie encore avant d’essayer de shooter. Et comme les soies modernes à profil WF ne permettent pas de continuer à faire des faux lancers une fois qu’on est sur le running line, certains préconisent les soies DT au ventre interminable, dépourvues de running line, qui permettent de tenir plus de soie en l’air avant de shooter. Petit bémol : le shoot avec une DT est mauvais, en raison du diamètre plus épais de la soie. C’est donc la galère complète dès qu’on a besoin d’allonger le tir. Galère pour le débutant ou celui qui ne dispose pas d’une bonne technique, car vous trouverez toujours quelques super lanceurs qui prendront un malin plaisir à vous démontrer qu’on peut quand même y arriver avec une DT.
Ce manque de technique pose un autre problème : comment savoir si une canne est bonne ou mauvaise, si une canne est meilleure qu’une autre ? Impossible sans savoir lancer convenablement. Très souvent, il ne reste plus qu’à demander conseil aux autres, que l’on suppose évidemment être meilleurs lanceurs. Ou au revendeur que l’on suppose tout savoir sur tout. Ou à se fier au prix. Car si une canne est plus chère, c’est qu’elle est meilleure. Ça coule de source, non ?
J’ai pu vérifier cela à de nombreuses reprises avec des pêcheurs qui essayaient une canne sans en connaître le prix. Quand je fais essayer un premier prix de LOOP et que je dis le prix ensuite, à chaque fois le pêcheur a le sentiment de s’être fait avoir : il a cru avoir une bonne canne entre les mains, alors que c’était forcément une saloperie… Ne riez pas, ça se voit sur leur visage. Remarquez que c’est rare. En principe, ils regardent l’étiquette d’abord, et si le prix est bas, ils refusent d’essayer. C’est forcément de la m… Le prix qu’ils ont vu, exerce une influence psychologique sur leur façon de voir la canne. Surtout s’il s’agit d’une grande marque de cannes. Une canne de grande marque vendue à un prix astronomique, c’est forcément le top. Et c’est ainsi que certains se retrouvent avec des triques, sans même le savoir.
Remarquez que pour essayer une canne convenablement, il ne suffit pas de savoir bien lancer, il faut encore avoir la bonne soie pour la canne.
La soie, la numérotation LOOP et le système AFTMA
Il suffit de se rendre à un salon où l’on peut essayer les cannes pour s’en rendre compte. A Paris, avec un bassin de même pas 9 mètres, point de salut : c’est tout juste assez long pour une LOOP Opti Peak de 11’ et un bas de ligne LOOP Multi de plus de 5 mètres ; on ne peut même pas sortir plus de 10cm de soie ! Mais dans les salons dignes de ce nom, comme on en voit ailleurs en Europe ou aux USA, avec un ou plusieurs bassins de 30 mètres, là ça va mieux. Et c’est assez étonnant de voir de très grands fabricants faire essayer leurs cannes avec de mauvaises soies, parfois très usées, dont ils ne sont même pas toujours sûrs du numéro ! La meilleure canne avec une mauvaise soie ne vaut pourtant pas mieux que la pire des cannes : une canne très moyenne avec une très bonne soie fera bien mieux.
La soie est donc un élément fondamental. Sa glisse est très importante, mais son poids aussi par rapport à la puissance de la canne. Et puisque vous rappelez le numéro AFTM, permettez-moi de faire une mise au point sur la question.
La théorie est qu’une canne est faite pour lancer un poids, et que ce poids, dans la pêche à la mouche, est exprimé par un numéro. Jusque là, tout va bien. Ce numéro est connu sous le nom de numéro AFTMA.
Là où les choses se gâtent c’est que ce numéro AFTMA ne correspond pas à un poids précis, mais à une fourchette de poids. Pourquoi ? Parce qu’à l’époque où le système a été élaboré, les techniques de fabrication étaient trop imprécises pour permettre de fabriquer une soie d’un poids précis. Je me suis même laissé dire que pour les soies très plongeantes, certains fabricants pesaient les soies produites une par une avant de les numéroter. Autrement dit, au moment où ils les fabriquaient, ils ne savaient pas quel numéro allait sortir !
Le système AFTMA, auquel tout le monde se réfère, de près ou de loin, est donc un système imprécis, grâce auquel il peut y avoir moins de différence de poids entre une soie de 5 légère et une 4 lourde, qu’entre une 4 lourde et une 4 légère. Autrement dit, si la marque X fabrique des soies légères et la marque Y des soies lourdes, une canne qui lance bien une soie Y WF4 (lourde), marchera moins bien avec une soie X WF4 (légère), et sera plus à l’aise avec une soie X WF5 (légère), dont le poids sera plus proche de la soie Y WF4 (lourde).
Prise de tête ? Oui, bien sûr, d’où la question récurrente : “Quelle soie me recommandez-vous pour ma canne ?” ou encore “Est-il préférable de surcharger ou de souscharger ?”. Tout le monde, sans le savoir, a été confronté à ce problème. Ce qui fait que certains défendent bec et ongle telle marque de soie, alors que d’autres en préfèrent une autre. Jusqu’au jour où ils changent de canne… Car, alors, se repose le problème. D’autant que les cannes, si elles respectent le système AFTMA, respectent aussi son imprécision.
Quand on regarde le tableau des poids des soies LOOP, on voit clairement que LOOP annonce la couleur : ce n’est plus le système AFTMA. Ou plus exactement, c’est le système AFTMA remis à jour. LOOP est reparti à la base : le numéro représente un poids. On sait aujourd’hui fabriquer des soies d’un poids beaucoup plus précis qu’il y a 50 ans ; pourquoi conserver une fourchette de poids qui embarrasse au final tout le monde ?
Ok, mais comment déterminer le poids à retenir pour un numéro donné ? Certains ont légitimement pensé que LOOP avait fait quelque chose de complètement fantaisiste, destiné à tromper et à tenir le client avec ses propres soies. Evidemment, non, les gens de chez LOOP ne sont pas complètement fous. Si quelqu’un veut une canne de puissance 7, il faut bien que cette canne corresponde à une canne de puissance 7 chez les autres fabricants, et non à une puissance 9 !
Donc, LOOP est parti des cannes. Durant des années, LOOP a été le distributeur pour la Scandinavie d’une très grande marque américaine de cannes à mouche. Quand LOOP s’est mis à fabriquer ses propres cannes, il a logiquement tenu compte de ce qui se faisait dans cette marque, afin d’étalonner ses cannes. De même que l’on peut parier que cette marque a elle-même tenu compte de ce qui se faisait chez les autres grands fabricants pour étalonner ses propres cannes. Une canne LOOP de puissance 5 correspond donc bien à la puissance d’une canne de 5 des autres grandes marques. Même chose pour une puissance 4, 6, 7, etc.
Ayant des cannes au standard du marché, LOOP s’est alors penché sur les soies. Comme tout le monde, les gens de chez LOOP ont constaté qu’en fonction des marques et des modèles de soie, pour une canne dont la puissance est marquée 5, il fallait souvent une soie de 6, parfois une soie de 5, voire une soie de 4.
Très tôt, LOOP a commercialisé des soies dénommées LOOP Custom. Une soie Custom, c’est une sorte de shooting head trop longue, inutilisable telle qu’elle est. Pour s’en servir, il faut l’optimiser. C'est-à-dire la recouper par l’arrière jusqu’à obtenir le poids optimum que peut lancer la canne. Partant de là, il est possible, à partir par exemple de Custom 5, 6 et 7, de réaliser 3 soies optimisées pour une canne de puissance 5. Avec la Custom 5, vous couperez peu de soie pour obtenir le bon poids, et vous aurez donc une soie de 5 assez longue. Avec la Custom 6, vous couperez davantage de soie pour obtenir le bon poids, et vous aurez donc une soie de 5 un peu plus courte. Avec la Custom 7, vous en couperez encore plus et obtiendrez une soie de 5 encore plus courte. Quel intérêt ? Si vous pêchez dans un espace bien dégagé, vous préfèrerez la Custom 5 qui vous permettra de sortir davantage de soie avant de shooter. Si vous pêchez dans un espace au contraire très encombré, vous préfèrerez la Custom 7 qui chargera bien plus vite la canne et limitera l’espace dont vous avez besoin pour lancer avant de shooter. Si vous pêchez dans un espace ni très dégagé, ni très encombré, ou variable d’un endroit à l’autre, vous préfèrerez peut-être la Custom 6, que vous aurez coupée plus court que la 5, mais moins que la 7.
Compliqué ? Sans doute un peu, et cela implique d’apprendre à aimer pêcher avec des shooting heads, ce qui n’est pas la tasse de thé de tout le monde. Pourtant ce système permet d’obtenir des soies dont le poids correspond exactement à celui que la canne peut lancer. D’où l’idée de LOOP de faire des soies normales, WF, dont le poids est déjà optimisé. C’est alors, qu’en pesant le poids des soies Custom ainsi optimisées, LOOP s’est rendu compte que ce poids était différent de celui annoncé par le système AFTMA. Dilemme : fallait-il réaliser des soies optimisées respectueuses de la fourchette de poids du système AFTMA ? Ou réaliser des soies optimisées pour la puissance réelle des cannes ? La réponse coulait de source. En respectant la puissance réelle des cannes, LOOP a réalisé les meilleures soies du marché. D’autant que LOOP a accordé une attention toute particulière à l’équilibre de ses soies, et à leur glisse. C’est pourquoi lancer avec une canne LOOP munie d’une soie LOOP est beaucoup plus facile et agréable.
- Quel numéro ?
|

Lars et une truite de mer du Rio Gallegos, Patagonie, Argentine.
Blouson de wading LOOP Opti Sympatex 3 couches, vert olive.
Rio Gallegos, Patagonie, Argentine.
(Photo Lars Bröms)
Clic pour agrandir.
|
Alors là, il n’y a rien de plus simple. Si la canne LOOP indique par exemple 9’ #5, vous prenez une soie LOOP WF5, et le tour est joué : c’est la bonne soie pour la canne. Et pour les cannes des concurrents ? Je ne peux pas m’engager à 100%, vous le comprendrez bien, mais, jusqu’à présent, tous ceux qui m’ont contacté après avoir acheté une soie LOOP, m’ont dit que le numéro de la soie LOOP correspondait parfaitement au numéro indiqué sur leur canne : c’est le bon numéro.
Avec les nouvelles cannes LOOP, là aussi c’est simple : elles portent le même nom que les soies. Ainsi une canne LOOP Opti Stream est une canne rapide, pour laquelle une soie LOOP Opti Stream est toute conseillée. Une canne LOOP Opti Stillwater est une canne moins rapide, faite pour lancer loin en réservoir, pour laquelle une soie LOOP Opti Stillwater, au profil allongé, est naturellement conseillée. Et pour une canne LOOP Multi, on peut de même conseiller une soie LOOP Multi. Tout comme une canne LOOP Adventure est faite pour une soie LOOP Adventure. Avec toutefois la réserve suivante. Les soies LOOP Multi conviennent en fait à toutes les cannes, car elles ne sont pas optimisées plus pour une pêche que pour une autre : elles sont passe-partout. Les soies LOOP Opti Stillwater sont des soies douces et fines qui conviennent bien à la pêche en sèche sur des grandes rivières ou sur des rivières bien dégagées, ainsi que partout où la discrétion du poser doit être au maximum, car c’est une soie avec laquelle il est à peu près impossible de plaquer. D’où leur intérêt même en tout petit numéro, comme WF3F.
Le type de canne
La disparition des cannes LOOP Black Line II n’émouvra pas grand monde, sauf ceux qui s’étaient rendus compte que c’était de très bonnes cannes vendues à un prix super intéressant. Cette disparition, chez LOOP, est logique. Parce que LOOP a rationalisé sa gamme de cannes, en l’optimisant. A chaque pêcheur, à chaque type de pêche, sa canne.
Pour les débutants, et tous ceux qui ont du mal à lancer, LOOP propose les cannes Aventure.
L’Adventure II n’existe plus que sous la forme de l’ensemble mouche prêt à pêcher. Logique. Quand on débute, on n’a rien. On a donc besoin d’une canne, d’une soie et d’un moulinet. Et on ne sait même pas faire les nœuds. Alors l’ensemble est vendu monté, avec un bas de ligne. Il ne reste plus qu’à mettre une mouche au bout, et on est prêt à pêcher. L’énorme avantage de cette solution, outre son rapport qualité/prix imbattable, c’est qu’on est sûr de ne pas se tromper : l’ensemble est parfaitement cohérent.
La gamme Adventure G3 est plus évoluée avec une canne pour soie plus légère (soie de 4) et des longueurs que l’on me réclamait (9’6 et 10’). Ce ne sont pas des cannes rapides. Pourtant ce ne sont pas des cannes molles. Comme toutes les cannes LOOP, elles sont dépourvues de vibrations parasites. Mais ce ne sont pas des cannes rapides car, comme l’explique son concepteur, Göran Andersson, pour un débutant, l’ennemi, c’est la vitesse. Ce qu’il faut, c’est une canne qui laisse le temps au pêcheur de comprendre ce qu’il fait, qui lui permette de sentir la soie tirer.
Les cannes LOOP Adventure aident donc les débutants à bien apprendre à lancer. Elles leur facilitent la tâche. Elles ne sont pas réservées aux débutants. J’ai pu remarquer à de nombreuses reprises que des pêcheurs expérimentés, mais qui n’ont jamais réellement appris à lancer, étaient bien plus à l’aise avec une LOOP Adventure qu’avec toute autre canne. A noter qu’elles sont en 3 brins, sauf la 10' qui est en 4 brins, alors que presque toutes les autres nouvelles cannes LOOP sont en 4 brins.
Pour les pêcheurs à la mouche ayant une bonne technique de lancer, LOOP propose la série Multi. Ce sont des cannes passe-partout, qui n’ont pas été optimisées pour un type de pêche particulier. Ce sont des cannes d’action progressive, moyennement rapides. En fait, ces cannes sont une évolution des anciennes cannes LOOP Grey Line. Non seulement elles sont maintenant presque toutes en 4 brins, mais en plus leur prix a été divisé par deux par rapport aux Grey Line ! Et c’est sans doute à cause de cela que LOOP a arrêté les Black Line II (à peine moins chères), ainsi que les Blue Line et Green Line : il n’y avait plus de place pour ces cannes face à la série Multi. Seule l’action très particulière de certaines Yellow justifie leur maintien. Mais pour combien de temps encore ? Elles ne figurent plus au catalogue LOOP 2007, seulement au tarif…
Pour ceux qui veulent des cannes plus optimisées pour un type de pêche particulier, LOOP propose maintenant les cannes Opti. Pour avoir commencé à pêcher avec, je dois dire que j’ai été très séduit. J’ai pêché la truite de mer sur le Rio Gallegos avec une Opti Stream 9’6 soie de 7, et je l’ai vite adoptée. C’est une canne que j’ai trouvée très facile d’utilisation. Je l’avais emportée sans même l’avoir essayée avant, mais après avoir essayé une Opti Stream en 9’ soie de 5, qui m’avait donné très bonne impression. Je l’ai utilisée exclusivement avec une soie LOOP Multi WF7 à tête intermédiaire transparente et un bas de ligne LOOP Multi : l’ensemble travaille en parfaite harmonie, et les guides de pêche Argentins, à qui j’ai prêté mon équipement, ont tous été très favorablement impressionnés. On sent que chaque élément a été fait l’un pour l’autre. Mais attention ! C’est une canne très rapide, très, très rapide devrais-je dire. J’ai hâte que la saison commence ici pour essayer le reste de la gamme, notamment l’Opti Pike dont Christer Sjöberg, le patron de LOOP, m’a parlé avec beaucoup d’enthousiasme : c’est, pour lui, la meilleure canne à brochet qu’il ait jamais eue entre les mains. Il faut dire que c’est peut-être aussi une des seules cannes à avoir été réellement optimisées pour pêcher le brochet à la mouche, et non pas une simple canne puissante destinée à la pêche du saumon ou à la pêche en mer, que l’on détourne de son objectif premier pour en faire une canne à brochet.
Le moulinet transparent LOOP Evotec CLWC
C’est un moulinet d’aspect étrange, j’en conviens. Comme vous l’avez remarqué, il est très léger, plus léger que son homologue en composite. LOOP m’a dit qu’il était aussi pratiquement incassable.
Reste le problème des UV. C’est un moulinet trop récent pour que l’on puisse avoir un retour sur la question. Pour le moment, aucun de ces moulinets ne m’a été retourné pour quelque cause que ce soit. J’en déduis qu’il est effectivement robuste. Concernant le soleil, il est connu depuis longtemps que le soleil est mauvais pour la longévité des soies. Cela dit, les soies LOOP bénéficient d’un traitement de protection contre les UV, comme de bien d’autres. C’est sans doute la raison pour laquelle beaucoup de pêcheurs m’ont dit trouver les soies LOOP plutôt plus résistantes que bien d’autres soies. Malheureusement, le prix de tous ces traitements à un coût que l’on retrouve dans le prix des soies LOOP. Moi je me dis que ça vaut le coup de payer quelques euros de plus pour avoir une meilleure soie, mais je comprends les hésitations de tous ceux qui ne les ont jamais essayées. Pour en revenir aux rayons du soleil, il est certain qu’il faut éviter de laisser traîner le moulinet avec sa soie sur la plage arrière d’une voiture, en plein soleil : la soie en prend à coup sûr un coup. Mis à part cette précaution, je ne pense pas qu’en utilisation de pêche, il y ait réellement de différence de vieillissement entre ce moulinet transparent et son homologue en composite.
|

Claudio essayant ma canne LOOP Opti Stream 9'6 soie de 7,
équipée d'une soie LOOP Multi WF7 à tête intermédiaire
et d'un moulinet LOOP Opti Dryfly.
Rio Gallegos, Patagonie, Argentine.
(Photo Thierry Willems)
Clic pour agrandir.
|
Retour
|